le soleil
a réchauffé
la surface,
fragilisant ainsi,
la glace qui depuis
la veille,
montrait
des signes de faiblesse.
Les zones bleues
se faisaient
de plus en plus
nombreuses
et de plus en plus
grandes.
Les outardes
depuis hier
habitaient
chaque
point d'eau,
aussitôt
qu'ils se libéraient.
Plus la journée
avançait,
plus le miroir
était grand et clair.
C'était magique,
la nuit venue,
de voir
les lumières d'en face,
briller de tous leurs feux,
au beau milieu de la rivière
enfin libérée
de son linceul hivernal.
L'été peut maintenant
prendre toute la place.
