vendredi 7 avril 2017

Les rails sont vides.

Les rails
dorment,
à côté,
l'un de l'autre,
sans jamais
se rencontrer.
Ils 
dorment là,
utilisant
à l'occasion,
un viaduc
 permettant 
de traverser,
ici un  ruisseau
la bas un ravin,
mais jamais, 
ils  ne se rencontrent.
Les rails dorment,
depuis tellement longtemps,
ils dorment
sans craindre
d'être dérangés.
Le dernier train
à les avoir
visité,
est parti
depuis,
depuis si longtemps,
que les rails
l'ont oublié,
ils ne se rappellent
plus l'effet
qu'il leur faisait,
ils ont 
oubliés les caresses
des roues de métal,
sur leurs
bras en fer,
le chant que faisait
ces caresses si intimes,
ils ont même 
oublié le chant
du sifflet 
lorsqu'il entrait en gare.
Peut être
un jour...









entendrons nous siffler le train à nouveau.

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